03.03.2012

Il est de vieux chemins ...

                          

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Il est de vieux chemins    

De mémoire grimpante

Au balcon de l'enfance;

Des visages se penchent

Couleur de pain,

Des mains douces et dures

Sèchent les larmes

Des lourds chagrins .

Et les greniers du vent

Nous laissent des odeurs

De savon noir et de café

Autour d'un fourneau bleu .

Il est de vieux chemins

Qui engagent la pluie

Sur les vitres muettes                                                            

 
 

 

L'horloge ne sait pas

Et les armoires muettes;                   

Les chaises se replient

Sous leur masque de cire

Pas un grain de lumière

Ne dénouera l'instant

Pas trace d'un soupir

Pour trahir la mémoire

Le temps s'habite

Dans l'ordre du silence .     

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Danièle .

 

 

01.03.2012

Quand on ne sais pas prier, on écrit .

 

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Le vent pince les cordes

Des aulnes dans le soir

Et glisse en nos mémoires

Des soupirs monocordes .

Le vent éveille au loin

Une étoile, un secret

Une main de lumière

Accrochée à la nuit .

Il ensemence au ciel

Le rêve des oiseaux,

Délivre la rosée

Du ventre des saisons

Et secoue les frissons

De l'aube qui renait.

Le vent qui se dénoue

Aux cimes des calvaires

Délivre une prière

Qui monte à vos genoux .

Danièle .

10.02.2012

Je ne sais plus ...



Je ne sais plus faire chanter l'eau

La source des mots bleus s'est tarie brusquement

Je ne sais plus le goût du sel

Les choses de la vie ont perdu leurs couleurs

Il pleut des larmes sur les fleurs

Je ne sais plus faire chanter l'eau

Le ciel écrit le silence des arbres

Prisonniers des jardins de banlieue

Vainement des enfants crient

Dans la rue désertée du bonheur

Je ne sais plus l'aube entrevue

Au fond des nuits d'orages

Toujours, jamais, n'ont plus de sens 

Mon refuge est ancré dans un repli du temps

Je ne sais plus faire chanter l'eau

Je ne sais plus faire danser des libellules

Sur des sourires éteints . 

 

 

Vide ...

 

Les mots s'écroulent sous la cendre

Dans l'odeur morte de l'âtre éteint

Et le silence pèse

Les meubles sans mémoire.

Les yeux du soir sont secs

Et les murs sans miroirs .

L'horloge dort debout

A l'angle droit du temps .

Les souvenirs s'étranglent

A la gorge du ciel, vide .

Danièle .