30.04.2012

Nostalgie 2012

 

On avait 10-12 ans, dans des banlieues d'hier,

 celles de l'Ouest lyonnais,

 celles des patchworks humains bigarrés et fraternels,

 Toujours prêts à tambouriner en groupe en ligue en défilés,

 que la vie dégueulasse n'est pas inéluctable pour les oubliés du ciel

 Qu'on verrait un de ces jours les lendemains qui chantent des nouvelles carmagnoles,

 celles qui mettent au clocher un chiffon rouge,

 Gai comme une cerise quand son temps est à la chanson.

 On l'aimait cette carmagnole,

 elle fraternisait, côté gnôle, avec l'Arquebuse de l'Ermitage,

 des Frères Maristes de St Genis... Un petit verre de cette potion magique

 trois gouttes sur un sucre, ça guérissait gros et petits bobos.

 Aussi bien qu'un gorgeon de Fernet-Branca.

 Et on chantait aussi bien la Chanson pour l'auvergnat,

 que les chansons du père Duval

 Qu'est-ce que j'ai dans ma p'tite tête

 à rêver comme ça le soir

 d'un éternel jour de fête...

 et de l'Internationale ...

 C'était de la chanson oecuménique.

 Et on pratiquait l'utopie sans même connaître le mot.

 Imaginez ça, c'était à Pierre-Bénite,

 une commune communiste depuis que le communisme existe,

 avec l'église sise rue Voltaire, à chaque goupillon un antidote,

 une Pierre Bénite pour les mariniers du Rhône,

 mais Marx à la mairie...

 L'église et le presbytère?

 Sous l'oeil de Voltaire

 le carillonneur du tocsin libertaire

 En vertu de son enseignement que je découvrirai plus tard,

 Je pratiquais déjà une sorte de libre lecture,

 enfant de choeur pot de fleur en chasuble rouge,

 avec dans le cartable, le journal de Mickey et Pif le chien,

 en plus du recueil de cantiques.

 Le curé levait les yeux au ciel , qui n'en pensait rien

 et attaquait à l'harmonium « Plus près de toi Mon Dieu »

 et Pif le chien restait muet, Mickey aussi.

 On avait 13-14 ans, on allait à la messe

 histoire de mater par dessus le missel,

 le verso d'une demoiselle rêveuse

 et voyageuse dans le train bleu

 Bleu comme la mer qu'on voit danser

 le long des golfes clairs

 Rêveuse d'une escapade aux îles sous le vent.

 Sur un voilier en bois précieux, voilé de rouge et de blanc,

 armé par Sinbad le marin ou Errol Flyn...

 Ou Rudolph Valentino, le séducteur éternel.

 On avait 15-16 ans, et la vie était promesse d'infini.

 On était comme la bande des chiches-capons,

 prêts à tout et bons à rien,

 drôles de cocos pirateurs de cerises,

 bérêts noirs et genoux mercurochrome

 promis aux gibets ou à l'échafaud,

 et pourtant, personne n'a mal tourné,

 ni curé, ni notaire, des mômes ordinaires,

 pas gangsters non plus,

 personne n'est parfait.

 Et le rêve tatoué au coeur.

 Ne pas se taire

 Rêver toujours

 Pleurer parfois

 Chanter encore

 à la folie, aux rêves, à la vie,

 Dément-songe ...?

 Et le poète a toujours raison, qui dit

 Amis soyez toujours l'ombre d'un bateau ivre
Ce vieux rêve têtu qui nous tenait debout

 Rêver, chanter des fois ça m’noie l’cafard

 N'empêche, Y a quelqu’ chose qui nous manque.

 

Norbert Gabriel

 

 (avec la participation gracieuse et poétique de Jean Vasca, et Allain Leprest)

 

 

22.04.2012

chatteries ....

rue du chat qui danse  01-01-2003 10-15-28 1656x1242.JPG

 

et quand il ne dort pas ou ne danse pas ?

 

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ou il lit ....

 

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et pendant ce temps, les souris dansent aussi ...

17.04.2012

Elle me fait penser à...

En attendant la suite de la chocoplantation claratesque...

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Le repos de la Princesse